Le top 5 des travaux les plus rentables énergétiquement dans le logement social

Sommaire

Pour les bailleurs sociaux, la rénovation énergétique est devenue un passage obligé. Entre réglementation qui se durcit et interdiction progressive de louer les passoires thermiques, repousser les travaux, c’est prendre le risque de voir des logements vacants.

Mais c’est aussi une opportunité. Mieux isoler, mieux chauffer, mieux ventiler, c’est améliorer le confort des locataires, réduire leurs factures… et valoriser durablement son parc. Dans un contexte de tension énergétique, chaque kWh économisé compte — pour les locataires comme pour les gestionnaires.

Dans cet article, on vous partage les 5 travaux les plus rentables, ceux qui font vraiment la différence sur le DPE, les charges… et l’empreinte carbone :

  • Isolation de la toiture et des combles
  • Isolation thermique des murs extérieurs
  • Modernisation du chauffage
  • Remplacement des fenêtres
  • Ventilation performante (VMC double flux)

L’isolation de la toiture et des combles

C’est le réflexe n°1 en rénovation énergétique, et pour cause : jusqu’à 25 à 30 % de la chaleur s’échappe par la toiture d’un logement mal isolé selon l’ADEME.

Pour un logement de 60 m², l’isolation des combles coûte en moyenne 1 200 à 4 200 € TTC, entre 20 et 70 € par m². Et avec les aides, le reste à charge peut baisser.

En face, les économies réalisables sont de 25 à 30 % de consommation de chauffage en moins, ce qui équivaut à environ 450–550 € d’économies par an. Résultat : un amortissement en 4 à 5 ans en moyenne !

Et côté DPE ? Une baisse de 30 % de la consommation énergétique peut suffire à faire gagner une classe entière. Un logement classé E (~300 kWh/m²/an) peut ainsi passer en D (~210 kWh/m²/an), uniquement grâce à ce poste.

Ce type de travaux est éligible aux CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), notamment à la fiche BAR-EN-101, qui concerne l’isolation des combles ou toitures. Cette aide permet de réduire significativement le reste à charge. En complément, si le logement est occupé par un ménage modeste, il peut y avoir un coup de pouce « isolation », voire un financement total dans certains cas.

L’isolation thermique des murs extérieurs

Juste derrière la toiture, les murs sont les deuxièmes plus gros points de fuite thermique : entre 20 et 25 % de la chaleur s’échappe par des parois mal isolées.

Il est possible de faire une isolation par l’extérieur (ITE) ou par l’intérieur (ITI), moins coûteuse mais moins efficace.

Nous allons faire un point sur l’ITE. L’isolation par l’extérieur permet de traiter ces pertes tout en supprimant les ponts thermiques, et en offrant au passage un petit coup de neuf à la façade.

Pour un logement de 60 m², il faut prévoir 7 000 à 16 000 € TTC selon les techniques utilisées. Oui, c’est un budget. Mais les aides sont là :

En face, les économies peuvent atteindre 300 à 450 € par an, soit 20 à 25 % de chauffage en moins. Le retour sur investissement est plus long (15 à 20 ans), mais ce chantier améliore le confort hiver comme été, et valorise durablement le bien.

Et côté DPE ? L’isolation des murs peut faire gagner une classe, voire plus selon l’état initial.

La modernisation du système de chauffage

Quand on parle rénovation énergétique, le chauffage reste un levier majeur. Et pour cause : remplacer une vieille chaudière gaz ou des radiateurs électriques par un système plus performant, c’est jusqu’à 35 à 50 % d’économies sur la facture de chauffage. En logement social, où les consommations peuvent vite grimper, le gain est loin d’être marginal.

Prenons deux cas concrets pour un logement de 60 m².

Chaudière gaz à condensation : entre 2 000 et 4 000 € TTC à l’achat. Elle consomme 25 à 30 % de gaz en moins qu’un modèle ancien, soit 200 à 300 € d’économies par an si le logement est bien isolé. Sans aides, il faut compter 15 à 20 ans pour rentabiliser l’investissement.

Pompe à chaleur air-eau : plus chère à l’installation (5 400 à 7 800 € selon les modèles), mais nettement plus économe. Elle couvre les besoins de chauffage avec 40 à 75 % d’énergie en moins. Pour un logement tout électrique avec 3 000 € de dépenses annuelles, le gain peut monter jusqu’à 1 500 € par an. Avec les aides (Coup de pouce, MaPrimeRénov’ globale), le retour sur investissement tombe à 5–10 ans.

Et ce n’est pas qu’une histoire d’euros : en remplaçant un équipement fioul ou électrique ancien, on réduit les émissions de CO₂ jusqu’à –80 %. Un vrai plus pour sortir de la catégorie "passoire thermique", surtout depuis que le DPE se base sur l’énergie primaire ET les émissions carbone. Un chauffage bas carbone, même si la consommation reste élevée, peut donc faire remonter la note énergétique de façon décisive.

Côté financement, ces travaux de modernisation du système de chauffage, sont éligibles au dispositif CEE “Coup de pouce Chauffage”, qui offre des primes significatives pour le remplacement d’un ancien système par un équipement plus performant et moins carboné. Ce coup de pouce est cumulable avec MaPrimeRénov’, sous certaines conditions.

Focus sur le chauffe-eau comme levier

Souvent mise de côté dans les rénovations, l’eau chaude sanitaire représente pourtant près de 12 % de la conso énergétique d’un logement. Et bonne nouvelle : pas besoin de gros travaux.

Des solutions simples comme le thermostat connecté Elax Énergie, éligible aux CEE (fiche BAR-TH-176), permettent déjà de faire la différence. En pilotant intelligemment le chauffe-eau selon les usages réels (présence, météo, heures creuses…), ce petit boîtier permet de réduire jusqu’à 25 % la conso électrique liée à l’eau chaude.

Le remplacement des fenêtres

Remplacer du simple vitrage par du double performant, c’est jusqu’à 15 % de déperdition en moins, mais aussi une meilleure isolation acoustique et une sensation de confort renforcée.

Le budget varie énormément : entre 400 et 3 000 € par fenêtre, selon les matériaux, dimensions, performances… Côté économies : environ 150 à 250 € par an, soit un retour sur investissement plus long, mais un bénéfice immédiat en confort.

Sur le DPE, le changement de fenêtres améliore la performance énergétique, mais rarement d’une classe entière à lui seul. Une baisse jusqu’à 10 % de la consommation se traduira par une légère réduction du chiffre de kWh/m²/an sur le DPE (par ex., de 300 à ~270 kWh/m²/an, restant en classe E). Ce poste seul ne suffit pas à faire changer de classe, mais combiné aux autres, il fait la différence.

Il existe plusieurs aides pour réduire le reste à charge, notamment la fiche BAR‑EN‑104 CEE  et MaPrimeRénov’, particulièrement intéressantes lorsqu’il s’agit de projets collectifs. Pour un bailleur social, c’est un chantier visible, porteur de confort immédiat pour les locataires, mais aussi un levier concret de valorisation du parc, à activer dès que possible.

Une ventilation performante (VMC double flux)

On n’y pense pas toujours en premier, mais la ventilation joue un rôle clé dans le confort d’un logement. Quand elle est absente ou mal réglée, l’air chaud s’échappe sans contrôle, l’humidité s’installe, et les murs finissent par souffrir. Résultat : jusqu’à 20 % de chaleur perdue, et des locataires confrontés à la condensation, aux moisissures… et à l’inconfort.

Installer une VMC double flux permet de récupérer jusqu’à 90 % de la chaleur de l’air extrait. Pour un logement de 60 m², le coût se situe entre 1 000 et 5 000 € TTC, installation comprise. Les coûts peuvent varier selon qu’il s’agit d’un logement individuel ou d’un immeuble collectif. En retour, on peut espérer 10 à 20 % d’économies sur la facture de chauffage, soit 200 à 300 € par an. Le retour sur investissement se fait en 10 à 15 ans, et peut descendre à 5 à 10 ans avec les aides — notamment via la fiche CEE BAR‑TH‑125 et MaPrimeRénov’, si la VMC est intégrée à un bouquet de travaux.

Mais au-delà des chiffres, ce type d’installation améliore durablement la qualité de l’air intérieur, réduit les risques d’humidité et prévient des pathologies respiratoires ou des frais d’entretien liés aux dégradations.

Pour un bailleur social, c’est un investissement qui protège à la fois le bâti… et le bien-être des locataires.

Conclusion

Quand on parle rénovation énergétique, on pense souvent complexité, budgets lourds, ou paperasse administrative. Pourtant, comme on l’a vu, il existe aujourd’hui des travaux ciblés, efficaces et rentables pour améliorer durablement la performance d’un parc social.

Toiture, murs, chauffage, fenêtres, ventilation… chaque poste agit sur un levier clé : réduction des charges, meilleur confort, valorisation du bien, et conformité réglementaire. Et grâce aux nombreux dispositifs d’aides (CEE, MaPrimeRénov’, éco-PTZ, etc.), il est possible de monter des projets ambitieux.

Dans cette logique, des solutions complémentaires comme le thermostat connecté d’Elax Énergie permettent aussi de passer à l’action rapidement, sans travaux, avec des résultats immédiats sur la facture. Un vrai bonus pour enclencher la dynamique de transition.

Pour les bailleurs sociaux, c’est donc le moment de passer à l’acte : chaque euro investi dans une rénovation bien pensée est un pas de plus vers un patrimoine plus sobre, plus durable… et plus désirable.

Partager

Prêts à réinventer l'eau chaude ?

Contactez nous pour découvrir nos solutions énergétiques innovantes et efficaces.

Nous contacter